Trouver Son Accord Intérieur

Le but est universel. Certains le recherche à travers l’amour ou le succès ; d’autres par la sécurité ou l’accomplissement ; d’autres encore par la joie ou la sérénité. Mais, même si les moyens diffèrent, ne serait-ce pas génial si, peu importe les événements du monde autour de vous, à l’intérieur, vous pouviez juste vous sentir bien ?

Sortir de l’Illusion..

La tentation est grande d’essayer de gérer notre insaisissable « accord intérieur » en changeant notre environnement externe. La société de consommation dans laquelle nous vivons, bien sûr, exploite cette faille en infiltrant nos incertitudes et nos insécurités ; acheter ces vêtements et se sentir sexy ; conduire cette voiture et se sentir en sécurité ; utiliser cette crème pour le visage et paraître plus jeune… Même si nous sommes conscients de l’erreur d’utiliser une « chose » pour nous sentir mieux, la plupart d’entre nous reste victime de l’illusion que si nous avions ce « bidule », nous nous sentirions mieux..à l’intérieur. De même, nous nous égarons en pensant, « si seulement cette circonstance (ou personne) dans ma vie était différente, je me sentirais plus heureux ». Je peux personnellement témoigner du plaisir névrotique que j’avais de blâmer les situations pour ce que je ressentais..mais au final, cela n’a jamais récompensé mon bien-être. Quand nous cédons notre pouvoir à des forces extérieures à nous-mêmes, qu’elles soient humaines ou matérielles, cela nous laisse abjectement vulnérable.

..pour engager SA solution

La solution bouddhiste pour trouver votre « accord intérieur » est le non-attachement – si vous pouvez vous libérer de toute attente ou attachement aux résultats, en théorie, vous pouvez atteindre une « paix qui surpasse toute compréhension ». Bien que la sagesse et le refuge des enseignements bouddhistes résonne profondément, le cynique en moi remarquera que Siddhartha (Bouddha) a peut-être atteint l’illumination, mais que sa femme, Yasodhara, qu’il a laissée derrière lui avec son fils Rahula, n’a pas réussi. (pour avoir eu cette discussion avec une amie, cela me donne envie d’écrire un livre intitulé: « Pourquoi Bouddha n’a jamais vécu avec un enfant de cinq ans »..). Existe-t-il vraiment un moyen d’atteindre l’équanimité de l’émotion ou un sentiment de droiture intérieure lorsque l’on est absorbé par l’éducation des enfants, la continuité d’une vie sociale, le maintien d’un emploi..pour ne citer qu’eux ?

Pour moi, la solution se présente en trouvant un équilibre entre la joie de la création et le libre arbitre, et la sérénité d’accepter la vie selon ses propres termes. Ce n’est pas un état statique de conscience mais une danse fluide entre mon ego et le « dieu de ma compréhension ». C’est ma croyance et ma réalité.

Les deux extrêmes..

Il est tentant d’imaginer que votre ego pense savoir ce qui est le mieux pour vous (et pour tout le monde !) et le veut immédiatement (et pi c’est tout !) et de la façon dont vous l’avez envisagé (tant qu’à faire !). Pratique très populaire dans les cercles New Age, ces derniers offrent chaque jour la capacité de manifester une île au soleil, une super voiture ou un emploi de rêve avec la bonne quantité de visualisation. Nous voulons tous croire que nous pouvons utiliser notre énergie pour manipuler notre environnement, et ainsi exercer nos désirs sur l’Univers. Chacun d’entre nous, cependant, finira par tomber sur quelque chose que nous ne pouvons pas contrôler – la première faille dans l’amour de soi – principalement parce que nous réalisons trop tard que nous n’attirons pas ce que nous voulons mais ce que nous sommes. Cette première expérience d’impuissance est rarement agréable. Nos egos en effet, n’aiment pas s’attaquer aux limites de notre capacité à contrôler et à créer notre réalité…

L’autre extrême pourrait être appelé « abandon sous stéroïdes », où nous laissons l’Univers diriger le spectacle: accepter ce qui est. Vous n’obtenez pas nécessairement ce que vous voulez mais vous apprenez à accepter et à être reconnaissant pour ce que vous avez reçu. C’est un état de conscience avancé – l’équivalent d’un doctorat – où vous faites si profondément confiance à la vie que vous pouvez trouver la grâce, la signification et la bonté dans le pire que la vie a à offrir. Personnellement, j’ai tendance à osciller entre les extrêmes de la volonté et de la soumission. Bien qu’agnostique (ou plutôt holistique), j’ai un faible pour la Prière de la Sérénité – demandant le courage de changer ce que je peux; l’acceptation de ce que je ne peux pas, et la sagesse de connaître la différence.

..et le juste médian

En imaginant la vie est comme un pendule, nous faisons l’expérience de tout le bien de la vie et de ses émotions correspondantes de joie, de bonheur, de passion lorsqu’il oscille vers la gauche et  nous apporte la négativité et la souffrance lorsqu’il oscille dans la même mesure vers la droite. Les lois de la physique exigent les deux côtés. Parce que sans le vinaigre, le miel ne serait pas le miel.

Donc finalement, jour après jour, moment après moment, je peux faire UN choix SUR mon bien-être intérieur, LE choix DE mon bien-être intérieur. Si je traîne en fréquence basse, je choisis de faire l’expérience de la vie comme une promenade effrayante et quelque peu nauséeuse entre les extrêmes ; ou je peux décider d’élever mes vibrations et choisir consciemment d’aimer ce qui EST. La vie continuera invariablement son swing entre le yin et le yang, le bien et le mal, la joie et la douleur, mais le mouvement en fréquence haute est moins perceptible qu’en fréquence basse. De ce point de vue, on peut voir le balancement du pendule comme une « participation joyeuse aux souffrances de ce monde » (Joseph Campbell).

Ça ne va pas plus loin. Chaque jour, à chaque moment, peu importe ce qui se passe, vous décidez – est-ce que je réponds à ma vie avec Peur ou avec Amour ?

Je choisis l’Amour.

Namaste

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