Reiki comme chemin de guérison

Suite à la superbe invitation d’Armanda Dos Santos (Ayurveda Magazine) et Leila Echchihab (Bliss You) à animer une conférence lors de l’événement Sisterhood In Health à Paris le weekend dernier, je tenais à revenir par écrit sur le message profond que je souhaitais faire passer quant à la pratique du Reiki. Etant (modestement) meilleur rédacteur qu’orateur, j’avoue ne pas avoir saisi l’occasion d’exprimer clairement tout ce que le Reiki est, à mes yeux.

Le Reiki à travers la notion de guérison au sens large

Le sujet de la conférence étant « Le Reiki comme voie de guérison », j’ai entamé la rencontre en précisant que cette notion de « guérison » pouvait paraître présomptueuse pour qui ne s’arrête qu’à la couche superficielle de la pratique et/ou qui se borne à la définition claire et précise que nous en donne le dictionnaire, à savoir : « Disparition totale des symptômes d’une maladie ou des conséquences d’une blessure avec retour à l’état de santé antérieur », dont la notion soit dit en passant, se réfère à la médecine moderne et non à la médecine alternative dont fait partie le Reiki. Par ailleurs, si cette définition est limpide, elle ne précise cependant pas à quelle partie de l’être elle s’applique. Or tout est là.

Si la médecine moderne restreint la définition de guérison au plan physique en cherchant à soigner les symptômes, le Reiki l’envisage de manière bien plus vaste, en considérant également les dimensions mentale, émotionnelle et spirituelle, qui constituent chaque être humain dans sa globalité. Or c’est précisément là que se trouvent généralement les causes des dysfonctionnements. Comme le disait Platon, « on ne doit pas chercher à guérir le corps sans chercher à guérir l’Âme ». Dans la combinaison de ces différentes dimensions, le Reiki apparaît donc comme le déclencheur d’une guérison subtile, un rééquilibrage des différents plans de l’être, qui au final impacte le physique.

L’être humain et ses blessures

Considérant le corps comme le temple de l’âme, ou son véhicule, toutes les émotions que l’Homme refoule à l’intérieur de son enveloppe physique parce qu’il ne peut pas ou ne veux pas les verbaliser, se cristallisent  à différents endroits du corps car « tout ce qui n’exprime pas s’imprime ». L’être humain aurait une propension à nouer de nombreux attachements, qu’ils soient matériels, relationnels, pécuniaires, routiniers, mais également à ses propres blessures, qu’elles soient physiques ou de l’âme. S’enfermant dans une identité de victime,  il se fait alors piéger dans trois angles figés qui constituent ce que l’on nomme le triangle dramatique « persécuteur-sauveur-victime ».

Pour en sortir, le Reiki nous invite à un voyage sur les origines profondes et ancrées de nos dysfonctionnements, en nous plaçant face à nos propres incohérences inconscientes et en agissant comme révélateur des mécanismes originels déclencheurs de la maladie ou de notre douleur (D’Où Leurre).

Guérir, c’est ne rien attendre

Combattre ou lutter contre la maladie apparaît donc comme lutter contre une partie inconsciente de soi-même, comme si l’âme choisissait à travers la maladie, de quitter l’incarnation ; aussi, écouter et comprendre la maladie paraît être une voie de guérison et le Reiki nous accompagne dans ce sens, à la rencontre de nombreux aspects de notre être. Le Reiki se pratique sans attente, dans la non-dualité, pour accéder à un état de conscience plus élevé, qui permet une guérison de l’âme, à la source et par là même, une guérison physique.

Après une séance, ne vous demandez pas si le Reiki a agi, mais tentez de contempler plutôt ce qu’il a révélé en vous, ce qu’il a mis en lumière là où régnait jusqu’alors obscurité et confusion. La paix qui en résultera ne pourra être que le fruit d’une guérison profonde.

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